Rencontres et formes de représentation à l’ère de la mondialisation: une perspective artistique et académique

ARGUMENTAIRE (voir programme ci-dessous)

Le monde globalisé d’aujourd’hui multiplie les possibilités de rencontre entre les individus et les objets, tant au niveau matériel qu’au niveau immatériel. La multiplication de ces rencontres amène les individus à questionner leurs identités personnelle, sociale, nationale, culturelle, religieuse, sexuelle et politique, pour ne mentionner que celles-là, ainsi que le sens des notions de communauté, de travail, et d’appartenance à des lieux et des espaces. Changeant continuellement de forme, cette amplification des possibilités de rencontre entre les individus et les objets matériels et immatériels offre des opportunités de vivre des expériences inédites. Comme un « flâneur » dans les centres commerciaux, l’individu mondialisé semble être constamment en attente de stimuli continuels bien souvent intangibles. Alors qu’elles procurent un sentiment immédiat de contrôle et de sécurité, ces « rencontres » se révèlent, en pratique, fragiles, éphémères et précaires, bien qu’ayant un caractère pérenne d’un point de vue structurel. Dès l’instant où une « forme » (ou une « catégorie ») créée à travers ces contacts commence à circuler dans la sphère publique en tant que discours légitime, se pose la question de la correspondance entre la forme première, « pérenne », de représentation et la dynamique « précaire » des pratiques.

Cette contradiction, peut-être plus tangible dans les domaines privilégiés par la mondialisation, conforte notre hypothèse selon laquelle la dialectique « précarité/pérennité » inhérente aux rencontres contemporaines se manifeste également, sous des formes différentes, dans les zones marginales de la mondialisation. Quels sont les enjeux des deux faces de la mondialisation (centrale et marginalisée) qui contribuent au débat actuel à propos des rencontres et quelles sont leurs conséquences sur les représentations des hommes et des choses ? Dans cette perspective, il est légitime de s’interroger sur la nature des distinctions et/ou des accords formels et sémantiques entre les créations, artistiques et académiques, du monde globalisé d’aujourd’hui. Un tel contexte d’échanges généralisé pourrait favoriser la création de nouvelles représentations, ajustées au temps présent, qui interrogent les formes précédentes, et particulièrement ici la notion classique d’individu, de communauté, de corps, de travail, de lieu et d’espace.

Nous aimerions ainsi aborder, au cours de ces journées d’études, ce thème sous un angle à la fois académique et artistique. Comment, en effet, les artistes et les chercheurs interprètent les rencontres contemporaines dans un monde en mouvement continu? A quel niveau les réflexions sur les rencontres suscitées par la mondialisation nous permettent-elles une compréhension plus approfondie des dynamiques contemporaines? Il nous semble important de souligner la fécondité heuristique d’une telle approche, qui pourrait constituer une bonne entrée en matière pour appréhender les « frictions » (cf. Tsing) des sociétés contemporaines, à travers la variation des situations de rencontre induites par ce phénomène global. En d’autres termes, la notion de « rencontre globale » peut être employée comme un concept analytique fécond pour une meilleure approche de la complexité des rencontres entre les communautés mises en contact?

Dans la perspective de ces questionnements, nous invitons des artistes et des chercheurs à engager une réflexion approfondie sur les manières dont se manifestent les logiques de confrontation dans les zones de frontières globales. Nous apprécierons les propositions capables d’apporter un éclairage sur les aspects positifs et négatifs de ces rencontres contemporaines, à travers des exemples issus à la fois des centres et des périphéries de la mondialisation.

PROGRAMME

PROGRAMME Final journee d'etudes InventFormes

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Appel à communications

Le monde globalisé d’aujourd’hui multiplie les possibilités de rencontre entre les individus et les objets, tant au niveau matériel qu’au niveau immatériel. La multiplication de ces rencontres amène les individus à questionner leurs identités personnelle, sociale, nationale, culturelle, religieuse, sexuelle et politique, pour ne mentionner que celles-là, ainsi que le sens des notions de communauté, de travail, et d’appartenance à des lieux et des espaces. Changeant continuellement de forme, cette amplification des possibilités de rencontre entre les individus et les objets matériels et immatériels offre des opportunités de vivre des expériences inédites. Comme un « flâneur » dans les centres commerciaux, l’individu mondialisé semble être constamment en attente de stimuli continuels bien souvent intangibles. Alors qu’elles procurent un sentiment immédiat de contrôle et de sécurité, ces « rencontres » se révèlent, en pratique, fragiles, éphémères et précaires, bien qu’ayant un caractère pérenne d’un point de vue structurel. Dès l’instant où une « forme » (ou une « catégorie ») créée à travers ces contacts commence à circuler dans la sphère publique en tant que discours légitime, se pose la question de la correspondance entre la forme première, « pérenne », de représentation et la dynamique « précaire » des pratiques.

Cette contradiction, peut-être plus tangible dans les domaines privilégiés par la mondialisation, conforte notre hypothèse selon laquelle la dialectique « précarité/pérennité » inhérente aux rencontres contemporaines se manifeste également, sous des formes différentes, dans les zones marginales de la mondialisation. Quels sont les enjeux des deux faces de la mondialisation (centrale et marginalisée) qui contribuent au débat actuel à propos des rencontres et quelles sont leurs conséquences sur les représentations des hommes et des choses ? Dans cette perspective, il est légitime de s’interroger sur la nature des distinctions et/ou des accords formels et sémantiques entre les créations, artistiques et académiques, du monde globalisé d’aujourd’hui. Un tel contexte d’échanges généralisé pourrait favoriser la création de nouvelles représentations, ajustées au temps présent, qui interrogent les formes précédentes, et particulièrement ici la notion classique d’individu, de communauté, de corps, de travail, de lieu et d’espace.

Nous aimerions ainsi aborder, au cours de ces journées d’études, ce thème sous un angle à la fois académique et artistique. Comment, en effet, les artistes et les chercheurs interprètent les rencontres contemporaines dans un monde en mouvement continu? A quel niveau les réflexions sur les rencontres suscitées par la mondialisation nous permettent-elles une compréhension plus approfondie des dynamiques contemporaines? Il nous semble important de souligner la fécondité heuristique d’une telle approche, qui pourrait constituer une bonne entrée en matière pour appréhender les « frictions » (cf. Tsing) des sociétés contemporaines, à travers la variation des situations de rencontre induites par ce phénomène global. En d’autres termes, la notion de « rencontre globale » peut être employée comme un concept analytique fécond pour une meilleure approche de la complexité des rencontres entre les communautés mises en contact?

Dans la perspective de ces questionnements, nous invitons des artistes et des chercheurs à engager une réflexion approfondie sur les manières dont se manifestent les logiques de confrontation dans les zones de frontières globales. Nous apprécierons les propositions capables d’apporter un éclairage sur les aspects positifs et négatifs de ces rencontres contemporaines, à travers des exemples issus à la fois des centres et des périphéries de la mondialisation.

Conditions de participation

Les propositions de 350 mots (en français ou en anglais) sont attendues pour le 15 avril 2017. Les participants retenus devront envoyer leur proposition complète au plus tard le 15 juin 2017.
Les correspondances sont à envoyé à Jean-Bernard Ouédraogo et Giulia Battaglia à l’adresse suivante : inventformes@gmail.com